Eglise catholique de Saint-Ouen : Notre-Dame du Rosaire, Sacré-Coeur, Vieux-Saint-Ouen
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      Présentation de notre Curé

Présentation de notre Curé

Père Joël VABRE

Né en Basse Normandie, dans la Manche, en campagne, je suis religieux-prêtre, depuis 42 ans, de la congrégation des Fils de la Charité fondée dans le premier quart du XXème siècle en banlieue parisienne pour l’Évangélisation du monde populaire et ouvrier.


Nous sommes nés avec l’industrialisation de la France. Aujourd’hui, présents sur quatre continents, nous restons une petite congrégation de cent cinquante membres.

Saint-Ouen, c’est un peu le retour aux sources car, après mon ordination, j’ai été envoyé à la communauté de La Courneuve où je suis resté 15 ans. Ensuite, les responsables de la région France m’ont demandé d’aller au Kremlin-Bicêtre, dans le Val de Marne, comme vicaire, puis curé. J’y suis resté 7 ans.

Nouvelle mission ensuite, un peu originale celle-là : partir à Lourdes, à la Cité Saint Pierre, la maison du Secours Catholique, comme aumônier. Je dois avouer que je ne m’y voyais pas vraiment – mise à part de vivre un temps dans les Pyrénées, la motivation n’était pas au rendez-vous. J’ai fait confiance à ceux qui m’appelaient et à l’Esprit Saint. Finalement, j’ai passé 6 ans heureux, accompagnant des pèlerins pauvres, souvent des personnes sur le seuil de l’Église, en quête de Dieu. L’évêque de Lourdes m’a aussi demandé de devenir aumônier de la délégation du Secours Catholique des Hautes Pyrénées, ce que j’ai accepté et qui m’a permis de rentrer en contact avec le pays et de m’intégrer davantage dans le diocèse.

Avant d’être nommé à Saint-Ouen en 2013, j’étais responsable du secteur pastoral Valenton-Villeneuve-Saint-Georges, dans le diocèse de Créteil, en Val de Marne, pendant 3 ans. Les Fils de la Charité ont rendu la paroisse au diocèse après quatre-vingt-dix ans de présence.

Mon parcours a aussi été marqué par une expérience de travail. J’ai travaillé 6 ans durant ma formation et j’ai été prêtre ouvrier durant 15 ans (lorsque j’étais à La Courneuve). Après un stage de tourneur à l’AFPA (formation professionnelle des adultes), j’ai travaillé comme ouvrier dans la métallurgie. Puis, après avoir connu deux fermetures d’entreprise, je suis devenu moniteur d’atelier dans un centre d’aide par le travail qui accueillait des infirmes moteurs cérébraux.

Mon cheminement personnel a été marqué par l’action catholique, le MRJC, puis la JOC dans ma jeunesse et, plus tard, l’ACO. L’urgence de l’annonce de l’évangile aux jeunes a toujours été une priorité dans ma vie, que ce soit par les mouvements ou en mettant en place des groupes d’aumôneries ouverts à tous.

Aujourd’hui à Saint-Ouen, je me retrouve au milieu d’un peuple originaire des quatre coins du monde. Je suis marqué par l’extrême diversité de la communauté chrétienne et aussi de la ville. Ici, nous sommes au cœur du "village monde". Une chance et un défi : une chance, car nos différences peuvent nous enrichir et nous faire découvrir des aspects nouveaux de la foi et de notre manière de faire église ; un défi, car il faut apprendre à vivre ensemble, à accepter nos cultures différentes et assumer le contentieux historique qui nous a parfois opposés.

Ici, à Saint-Ouen, je suis venu pour servir une communauté chrétienne qui œuvre pour le service de l’Évangile. Je découvre beaucoup d’initiatives dans ce sens : une pastorale des jeunes et des enfants dynamique, un catéchuménat vivant avec des accompagnateurs personnels soucieux de faire découvrir l’évangile à ces femmes et ces hommes qui demandent le baptême, le service du frère assuré par l’antenne locale du Secours catholique. La paroisse s’est aussi inscrite dans cette initiative diocésaine de l’Hébergement solidaire – un accueil de nuit des personnes à la rue. Je suis émerveillé de voir le temps gratuit donné par tous ces bénévoles qui font déjà beaucoup dans la paroisse et qui prennent encore de leur temps pour se mettre à l’écoute de ces femmes et ces hommes blessés par la vie.

Autre défi à relever à Saint-Ouen, c’est le dialogue interreligieux initié il y a quelques années déjà par mes prédécesseurs Fils de la Charité, en partenariat avec l’équipe municipale de l’époque.

Curé de paroisse pour faire vivre une communauté chrétienne locale, pour lui rappeler aussi que nous sommes envoyés à toute une ville, que nous avons constamment à nous ouvrir aux autres.

C’est à nous d’aller à la rencontre du frère, n’attendons pas qu’il vienne dans notre église !
Je rêve une église tournée vers le monde, une église qui accueille, une église qui se tient sur le parvis autant que dans ses murs. Du reste, notre Pape François nous invite vivement à aller vers les périphéries.

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